L'Incubateur du Génie Scientifique Congolais du Ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et de la Recherche Scientifique (ESURSI) intensifie son appel à la mobilisation des établissements, centres de recherche et acteurs de l’innovation encore en marge de la formation nationale dédiée aux métiers très technique de la valorisation des résultats scientifiques.
Conformément à l’article 191 de l’instruction académique n°027, la Ministre de l’ESURSI a instruit tous les établissements, Universités et Instituts Supérieurs, Centres des recherches, Laboratoires, équipes,...d’implémenter sans délais des Cellules internes de valorisation des recherches, inventions et innovations, appelées à fonctionner en synergie avec l’Incubateur du Génie Scientifique Congolais (IGSC).
Cette réforme vise à transformer les connaissances produites en richesses concrètes pour le pays, pour nos établissements et pour nos chercheurs, y compris les autodidactes.
Au-delà de leur intégration institutionnelle, ces structures doivent bénéficier de lignes budgétaires dédiées par les établissements, dès l'exercice 2027. L’IGSC joue également un rôle stratégique en facilitant l’accès aux financements via le Fonds National de Recherche Scientifique et d’Innovation Technologique (FNRSIT), ainsi qu’aux opportunités offertes par le Forum du Génie Scientifique Congolais, organisé chaque année au mois d’août. Les lauréats y sont honorés par la Chancellerie des Ordres Nationaux et soutenus par le Trésor public. Le Gouvernement de la République et le Chef de l'État y tiennent et soutiennent.
Une mobilisation encore insuffisante
Malgré l’importance de cette initiative et son car caractère obligatoire, la participation reste encore faible.
Sur plus de 1 000 établissements publics et privés recensés au sein de l’ESURSI-RDC, seuls 93 prennent actuellement part à la formation À Travers 3 trois formés comme formateurs des formateurs et implémentateurs des structures de valorisation.
Ces institutions actives proviennent de 19 provinces, laissant plusieurs autres totalement absentes de la dynamique nationale, notamment, sont absentes de manière inquiétante : Kwango (pourtant cousin immédiat de Kinshasa), Tshuapa, Maï-Ndombe, Sud-Ubangi, Nord-Ubangi, Bas-Uélé et Haut-Uélé.... Toyokaka pe soni ba ndeko.
Du côté des centres de recherche, incubateurs, startups, laboratoires et autres structures d’innovation, la mobilisation demeure également en deçà des attentes... Tout le monde peut participer, y compris la diaspora et Les particuliers
Créer la richesse : une obligation nationale, pas un choix
Les autorités rappellent que cette dynamique revêt un caractère obligatoire, tel que stipulé dans les textes réglementaires, notamment la note circulaire du Président du Conseil d’Administration des Universités, celle du Président du Conseil Scientifique National, ainsi que les recommandations des Conseils d’administration des ISP et IST. Le non-respect de ces dispositions est considéré comme un acte de défiance envers la politique du Gouvernement national, une Rébellion contre l'Autorité de tutelle et un manque de respect envers la Vision du Chef de l'Etat : ...ata bino moko!!!!
Valorisation des résultats : un levier pour le développement
La valorisation des prototypes des résultats, inventions et innovations constitue un levier majeur pour le développement de la RDC. Elle permettra, nous en sommes convaincu, la création d’unités de production. À l'Instar de l'Usine de production d'eau de l'Unikin, de transformation, de conservation et de transfert de technologies. Elle favorise l’émergence d’entreprises, de startups, d’incubateurs et de pépinières, tout en générant des emplois bien rémunérés et des revenus.
Cette dynamique ambitionne de répondre aux défis socioéconomiques du pays : lutte contre la pauvreté, création d’emplois, renforcement de l’économie nationale, réduction de la dépendance extérieure, et valorisation du savoir local, notamment dans Les domaines de production agro-alimentaire, fabrication d'armes, Munitions, machines, électricité, médicaments, dispositifs,....
Il n’est pas trop tard pour rejoindre : inscrivez-vous
Les établissements, centres de recherche, entreprises et acteurs indépendants peuvent encore intégrer la formation grâce aux mécanismes de rattrapage mis en place par l’IGSC.
Les modules sont accessibles :
- en présentiel à l’ISP/Gombe-Kinshasa,
- en ligne via des sessions interactives;
- et en différé grâce à des vidéos préenregistrées;
- une assistance technique maintenue.
Tous les contenus pédagogiques (syllabus) sont offerts gratuitement. Les frais de participation s’élèvent à 150 USD/délégué.
La formation est certifiante et valorisable en crédits LMD. Il s’agit de la toute première session, depuis l’indépendance en 1960, consacrée aux métiers de la valorisation scientifique en RDC. Les participants deviendront les premiers experts certifiés dans ce domaine stratégique.
La clôture officielle est prévue le 30 juin prochain, par son Excellence Madame la Ministre de l'ESURSI, peut-être, en présence des plus hautes autorités nationales.
Elle sera suivie d’évaluations dans les établissements afin de mesurer l’opérationnalisation des cellules de valorisation. Des mesures incitatives et correctives seront appliquées en conséquence.
Vers des universités milliardaires et des chercheurs prospères
À travers les brevets, droits d’auteur, licences, innovations et les retours sur accompagnement et sur investissements, la RDC ambitionne de bâtir des universités financièrement autonomes et des chercheurs économiquement valorisés. L'on parles de plus en plus des financements innovants.
Contact : +243 859 793 426 | igsc.rdc@gmail.com | www.igsc-rdc.net
















RDC–ESURSI : Ième appel aux établissements de l'ESURS-I