Un vendredi pas comme les autres : Petits génies, grands défis : les pépinières d’innovation au cœur du renouveau congolais
Il y a des jours où l'on se demande si le futur ne frappe pas déjà à notre porte, pieds nus, cartable trop grand sur le dos, et les doigts encore collants de bonbons.
Au Forum du Génie Scientifique Congolais, nous avons été témoins de quelque chose de prodigieux. De bouleversant, même.
Sur la table des jurys, composée de professeurs d'universités, d’experts et de professionnels de l’industrie, nous avons accueilli une équipe... disons, peu commune. Des enfants. Oui, vous avez bien lu : des enfants issus de trois écoles maternelles différentes de Kinshasa. Aucun n’a plus de cinq ans. Et pourtant…
Ce qu’ils nous ont présenté dépasse tout simplement l’entendement. En collaboration, ils ont conçu un système d’automatisme guidé par intelligence artificielle, relevant de ce qu’on pourrait appeler, sauf exagération d'un profane que je suis, de la physique postmoderne.
Des termes impressionnants, certes. Mais encore plus impressionnante est la réalité de la Défense de ce projet par l'un d'entre eux.
Ces tout-petits ont intégré des concepts que bien des adultes auraient du mal à prononcer, et encore plus à comprendre.
Nous ne pouvons évidemment pas en dire plus, confidentialité oblige, mais disons-le franchement : c’est formidable.
Petites tailles, moins âgées mais grandes idées
Ce qui émerveille, ce n’est pas seulement la qualité technique de l’innovation. C’est le symbole puissant qui s’en dégage : celui d’une nation où le génie peut éclore à tout âge, dans n’importe quel quartier, et peu importe le genre, l’origine, ou la condition sociale... Il ne restait que des structures, acteurs et ressources pour accompagner tout ceci dans une véritable chaîne de valorisation. Bravos au MIN. ESURS-IT.
L’innovation, l’invention, la créativité : elles n’ont pas d’âge, pas de sexe, pas d’ethnie, pas des diplômes. Quand un enfant, à peine capable de réciter l’alphabet, vous explique pourquoi il a préféré une commande vocale floue plutôt qu’un capteur optique, vous comprenez que quelque chose est en train de changer.
Que la science, la vraie, celle qui dialogue avec les besoin de la société et se propose en solution concrète, celle qui sert, celle qui libère, est en train de germer là où on ne l’attendait pas...
Nos vieillard au village, nos enfants, nos femmes/filles, nos pauvres et plus pauvres,... Tous et chacun peut.
Pépinières d'innovation : semer aujourd’hui, récolter demain
Mais pour que ce génie ne se perde pas, il faut l’accompagner. Il faut des espaces sûrs, des mentors patients, des outils adaptés. Il faut des pépinières d’innovation, ces lieux supervisés par l'Incubateur du Génie Scientifique Congolais/MIN. ESURS-IT où les idées encore fragiles peuvent s’épanouir, grandir et changer le monde, faire de leurs géniteurs des "Millionnaires si pas milliardaires".
Comme le dit un vieux proverbe Tsong « L’enfant qui n’est pas accompagné construira sa maison dans le vent. »
Ou encore cette sagesse universelle : « Une graine ne devient arbre que si elle tombe sur une bonne terre ».
Le rêve que nous (Incubateur du Génie Scientifique Congolais - IGSC) portons est simple, mais immense : voir un Congo où l'on valorise nos idées, nos matériaux, nos esprits, nos résultats des recherches, inventions et innovation. Où l’on cesse de chercher la lumière ailleurs, alors qu’elle jaillit ici même, parfois sous forme de gribouillis sur un cahier de maternelle.
Un Congo émergeant à partir de l'économie des savoirs
Aujourd'hui est un dimanche. Un dimanche où nous avons vu l’avenir. Un avenir brillant. Un avenir congolais.
Rappelez-vous cette maxime de mon grand-père : « Il n’y a pas de petits génies. Il n’y a que de grandes occasions à ne pas manquer dans la vie ».



Forum du Génie Scientifique Congolais à l’ESUR-IT : de la maternelle au laboratoire pour la valorisation