L’Atelier national sur la mise en œuvre des Écoles doctorales en RDC, organisé sous le leadership de la Ministre de l’ESURSI, a réuni les principaux acteurs du système universitaire congolais pour établir les bases d’une réforme doctorale cohérente, moderne et conforme aux standards internationaux. Deux panels majeurs ont structuré la première journée : l’analyse du cadre légal et l’évaluation de l’existant.
Cérémonie inaugurale: une vision systémique de la réforme
Les prises de parole du Recteur de l’UNILU, du Secrétaire exécutif de l’ANAQ-ESURSI et du PCA des Universités ont souligné une même conviction : la réforme est à la fois institutionnelle, culturelle et organisationnelle.
Le discours d’orientation de la Ministre, prononcé par le SG-RSIT, Mr Odon Ndambu, a fixé quatre priorités stratégiques :
- Faire de l’assurance-qualité le socle de légitimité des Écoles doctorales,
- Former des docteurs de haut niveau scientifique, éthique et moral;
- Doter les structures des moyens humains, financiers, matériels et temporels nécessaires;
- Avancer dans une logique de continuité réformiste, capitalisant l’existant et introduisant des standards modernisés.
Cette vision s’inscrit dans la continuité des États généraux de l’ESU (2021) et de leur capitalisation scientifique.
Panel I-Textes légaux et formation doctorale : cadre régulateur de la réforme
Modéré par le Professeur Raymond Sangabao, conseiller académique de la Ministre et présidé par le Professeur John Ekolo, ce panel a montré que les textes légaux ne sont pas de simples prescriptions, mais des instruments de gouvernance indispensables pour structurer un système doctoral transparent et harmonisé.
Les experts : Professeurs Pangadjanga Kakesse, Ipo Abelela et Otemikongo Mandefu, ont :
- analysé l’architecture normative actuelle,
- identifié les ambiguïtés et
- proposé des pistes d’amélioration pour renforcer la lisibilité et la stabilité du dispositif doctoral.
Échanges et perspectives
Un consensus s’est dégagé : la réforme ne sera efficace que si les acteurs s’approprient les normes et si les résolutions des États généraux de 2021 sont effectivement opérationnalisées.
Une synthèse tournée vers l’action
La synthèse du Directeur Packy Musoso a rappelé l’urgence de rendre les textes pleinement applicables, uniformes et accompagnés.
Panel II - Évaluation de l’existant : diagnostic national des pratiques doctorales
Sous la Présidence de la Professeure Marie-Claire Yandju Dembo, et la facilitation du Professeur Michel Bisa Kibul, Moluki pe Motangisi et co-auteur (aux côtés du Prof. Antoine Tshimpi Wola) du livre de référence sur les États généraux de l’ESURSI (2021), ce panel a constitué le cœur technique de l’atelier. Six intervenants ont présenté une analyse multidimensionnelle de la formation doctorale en RDC :
- gouvernance,
- encadrement,
- financement,
- laboratoires,
- pratiques institutionnelles,
- éthique,
- organisation,
- normes et standards.
Le diagnostic met en évidence
Des acquis importants et une riche diversité disciplinaire mais aussi des faiblesses structurelles :
- hétérogénéité des pratiques,
- insuffisances matérielles,
- encadrement irrégulier,
- financement fragile,
- fragmentation des standards.
Les débats ont abouti à un consensus méthodologique : aucune réforme crédible ne peut avancer sans une compréhension claire et partagée de la situation réelle des universités.
La synthèse du Professeur Bisa Kibul a insisté sur la nécessité d’harmoniser les pratiques, professionnaliser l’encadrement, sécuriser les ressources et formaliser les bonnes pratiques existantes.
Intervenants
Les exposés successifs ont offert une lecture multidimensionnelle du système doctoral à travers les contributions du :
- Professeur DIKANGA KAZADI Jean-Marie
- Professeur TSHINYAMA KADIMA Ildefonse (de l’Agence nationale de l’Assurance qualité et Professeur à l’école de Criminologie de l’UNILU)
- Professeur MULAJI KYELA (de l’UNIKIN)
- Professeur Albert MWEMBO
- Professeur Abbé YUMBA, Secrétaire Général Académique de l’Université Catholique du Congo (UCC)
- Professeur William KABEYA BADIAMBUJI
Une première journée fondatrice
La synthèse générale de la journée, présentée par le Professeur Macaire Abe Pangulu, a dégagé trois acquis majeurs :
- L’émergence d’un langage commun entre les acteurs.
- La construction d’une culture collaborative de réforme.
- L’établissement d’une base scientifique solide pour la transition vers les Écoles doctorales.
La deuxième journée est annoncée comme celle des solutions pratiques : modèles d’organisation, standards qualité, mécanismes opérationnels.
L’Atelier trace ainsi la voie vers une nouvelle culture doctorale congolaise, capable de former des chercheurs compétitifs, éthiques et engagés dans le développement national.
Rendez-vous pris demain, la restitution sera faite.
Secrétaire scientifique de l’OG
Michel peut être trompé
Chercheur et lecteur





Atelier national sur la mise en œuvre des Écoles doctorales en RDC